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Revenir progressivement sur les marchés financiers en 2013

21 octobre 2013

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Conjugués aux moindres performances des autres classes d’actifs, les cours des actions peuvent susciter un regain d’intérêt pour la bourse en 2013. Face à une fiscalité alourdie, le PEA (plan d’épargne en actions) et l’assurance vie restent des solutions intéressantes.

Revenir progressivement sur les marches financiers en 2013

Depuis le début de la crise financière, les épargnants se sont détournés des marchés financiers1 au profit du Livret A et des supports en euros des contrats d’assurance vie (ou de capitalisation), plus sûrs car offrant des rendements garantis. Or le premier, s’il est un très bon placement de court terme rémunéré au taux de 1,25 % net d’impôt est moins adapté au long terme et plafonné à 22 950 euros en 2013. Quant aux performances du second support, elles s’établissent en-deçà de 3 % en moyenne en 2012, hors prélèvements sociaux et imposition. Le moment peut-être de s’intéresser aux valeurs mobilières. Même si le risque est toujours présent, les perspectives de gain semblent en effet réelles.

Une fiscalité en nette hausse

L’alourdissement récent de la fiscalité sur les revenus du capital incite cependant à en choisir avec soin le mode de détention. Visant à aligner l’imposition des revenus du capital sur ceux du travail, les lois de finances rectificatives pour 2012 et la loi de finances pour 2013 ont en effet nettement relevé les taux d’imposition de l’épargne :

  • la règle est désormais l’imposition des revenus perçus en 2013 au barème progressif de l’IR (impôt sur le revenu), avec un système de prélèvement à la source obligatoire mais non libératoire2 ;
  • l’abattement de 1 525 euros sur les dividendes (3 050 euros pour un couple soumis à imposition commune) est supprimé3 ;
  • la fraction de CSG (contribution sociale généralisée) déductible est abaissée de 5,8 % à 5,1 % ;
  • l’ajout des 15,5 % de prélèvements sociaux à l'IR dans tous les cas.

Des enveloppes fiscales préservées

Préservées par la réforme, le PEA4 et l’assurance vie apparaissent dès lors comme des enveloppes fiscales intéressantes. Déterminer votre profil d'épargnant en examinant précisément votre situation personnelle, vos projets (objectifs, risque, durée) et votre compétence financière, afin de vous proposer le support le plus adapté. Loger ses valeurs mobilières dans un PEA ou un contrat d’assurance vie multisupports, plutôt que dans un compte titres ordinaire, vous permettra de bénéficier d’une fiscalité spécifique et d’un large choix de valeurs mobilières.

Dans un PEA :

  • Les revenus du portefeuille perçus et les plus-values réalisées sont soumis aux prélèvements sociaux de 15,5 % mais sont totalement exonérés d’IR si aucun retrait n’intervient au cours des cinq premières années5 ;
  • au-delà de huit ans, si vous optez pour une conversion de son capital en rente, celle-ci est exonérée d’IR et soumise aux prélèvements sociaux sur une fraction seulement ;
  • vous accédez à des actions6 de sociétés ayant leur siège dans un pays de la Communauté européenne, en Norvège ou en Islande ;
  • vous diversifiez davantage car il peut aussi contenir des actions de SICAV (sociétés d’investissement à capital variable) et des parts de FCP (fonds communs de placement) investis à hauteur d’au moins 75 % en actions de ces pays et des trackers7. 

 

Dans un contrat d’assurance vie (ou de capitalisation) multisupports :

  • Les produits ne supportent aucune imposition (hors prélèvements sociaux, le cas échéant) lors de leur inscription sur le contrat ;
  • les rachats ne sont imposés que pour leur part d’intérêts. Ceux effectués après huit ans bénéficient d’un abattement annuel de 4 600 euros (9 200 euros pour un couple soumis à imposition commune) et, sur option, du prélèvement forfaitaire libératoire au taux de 7,5 % au-delà (auxquels s’ajoutent les prélèvements sociaux) ;
  • vous investissez, à travers des placements financiers (OPCVM par exemple), sur des produits de taux mais aussi sur différentes classes d’actifs (comme les actions, les matières premières…), avec par exemple la possibilité de composer votre allocation d’actifs en fonction de choix sectoriels ou géographiques.

 
Rédaction achevée au 09/09/2013, sous réserve d’évolutions de l’actualité économique et financière, ainsi que des dispositions fiscales, juridiques et réglementaires.

  1. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Les perspectives mentionnées dans cet article sont susceptibles d’évolution et ne constituent pas un engagement ou une garantie. []

  2. Selon la loi de finances pour 2013, est instauré à compter du 1er janvier 2013 un prélèvement forfaitaire obligatoire faisant office d’acompte d’IR, prélevé à la source au taux de 21 % pour les revenus distribués (notamment dividendes) et de 24 % pour les intérêts. Cet acompte est ensuite imputable sur l’impôt dû. []

  3. Seul l’abattement de 40 % est maintenu. []

  4. Le PEA permet de profiter du potentiel de performance des marchés financiers en contrepartie d’une certaine prise de risque. Le capital investi et les performances ne sont pas garantis. []

  5. Selon la fiscalité en vigueur au 01/07/2013. []

  6. Le placement n’est pas garanti en capital. Il est exposé aux risques des marchés Actions. []

  7. Les trackers sont des titres représentant des parts de fonds indiciels, dont le cours “réplique” la performance d’un indice boursier. []

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