Gestion privée – Caisse d’Epargne

Accueil > Immobilier > L’état du marché immobilier  : février 2016

Décryptage • Immobilier

L’état du marché immobilier  : février 2016

19 février 2016

Envoyer l'article par email Imprimer l'article

Sorti du marasme en 2015, le logement suscite des espoirs prudents pour 2016. Le marché résidentiel a franchi un cap et retrouvé une vitalité qu’on n’avait pas observée depuis trois ans. L’embellie est donc bien intervenue en 2015. Même si le logement n’est pas encore sorti de la crise sur l’ensemble du territoire, il se porte mieux, et 2016 démarre sous des auspices plus favorables.

L’état du marché immobilier

Des conditions favorables

Malgré un contexte général très mitigé, l’activité immobilière a affiché une belle vigueur en 2015 tant sur le marché du neuf que de l’ancien. Le marché du crédit à l’habitat, principal soutien au marché résidentiel français, a conservé une vitalité remarquable, grâce aux conditions de taux demeurées excellentes tout au long de l’année.

Cette vitalité devrait se maintenir début 2016 tant que les taux resteront très favorables. La réforme du prêt à taux zéro (retour généralisé sur l’immobilier ancien à rénover sous condition de travaux à hauteur de 25 %, évolution des plafonds de revenus éligibles, augmentation des montants de prêt) devrait aussi contribuer à stimuler les marchés du neuf et de l’ancien, et favoriser également le retour des ménages modestes et primo-accédants, même s’il est prématuré d’en évaluer le succès, si tôt après son lancement en janvier. Enfin, la reconduction de l’Eco prêt à taux zéro pour trois ans alimentera également la production de crédits.

Attrait du neuf

L’investissement locatif défiscalisant a aussi contribué à soutenir la commercialisation des logements neufs. Les promoteurs ont ainsi pu résorber leurs stocks progressivement. La chute de la production de logements semble désormais enrayée, mais nécessite plus de temps pour repartir à un bon rythme.

Le marché du neuf bénéficiera toujours de l’intérêt des investisseurs privés qui pourront encore bénéficier en 2016 du dispositif Pinel, reconduit dans la loi de Finances. Les prix des logements neufs toujours élevés, devraient se maintenir avec de faibles variations, et influer négativement les décisions d’achat pour les ménages modestes.
En secteur diffus, les ventes de maisons individuelles pourraient bénéficier plus particulièrement de la réforme du PTZ, les ménages modestes et primo-accédants constituant une clientèle importante de ce marché qui pourrait ainsi continuer de progresser, sur sa lancée de 2015.

La production de logements devrait progresser en 2016 et retrouver un meilleur rythme grâce à l’accession qui devrait se redresser, à l’investissement locatif privé qui poursuivrait son accroissement tandis que le locatif social se maintiendrait ou progresserait légèrement.
Le redressement de l’activité du marché locatif résidentiel privé s’est confirmé. Toutefois, ce marché conserve des fondamentaux encore fragiles avec des situations très diverses selon les zones géographiques et les types de biens qui alimentent l’offre. Par ailleurs, la réduction du délai de préavis de location, en zone tendue, qui permettra aux locataires de quitter plus facilement une location, pourrait contribuer à la fluidité du marché.

Reprise de l'ancien

Dans l’ancien, l’activité a repris progressivement depuis le début 2015 et atteint un bon niveau, comparé aux faibles performances de 2013 et 2014.
Les conditions favorables liées aux niveaux de taux attractifs, et aux conditions d’octroi de crédit à l’habitat des banques qui ont soutenu l’activité, pourraient se maintenir en 2016. Si le contexte général ne se détériore pas, le volume de transactions dans l’ancien pourrait même progresser encore. L’érosion des prix qui a été assez lente mais durable depuis 2011, s’est atténuée en 2015, et le retour à une relative stabilité est envisageable pour cette année.
Toutefois, derrière des tendances moyennes globales, les marchés resteront contrastés aussi bien en Ile-de-France qu’en régions. Ainsi, le dynamisme économique et l’attractivité des territoires demeureront les facteurs déterminants pour l’activité immobilière, ainsi que pour l’évolution des prix susceptibles de subir des hausses (+3 % à +10 %) sur les marchés les plus tendus, mais encore des baisses légères à sévères (jusqu’à -15 %) sur les marchés moins prisés.

La poursuite de la reprise du marché résidentiel est tout à fait envisageable en 2016 mais dépendra évidemment de la bonne tenue de plusieurs facteurs comme les taux de crédit à l’habitat ou les anticipations des ménages, enclins ou non, à s’engager dans des opérations immobilières. Dans tous les cas, le logement s’inscrira dans un contexte toujours fragile sur le plan économique, délicat au niveau social et dans un environnement géopolitique international soumis à de nombreux aléas.

Synthèse réalisée à partir de la Note Conjoncture Logement Janvier 2016 - Crédit Foncier Immobilier - Département Etudes
Rédaction achevée au 19/02/2016, sous réserve d'évolutions de l'actualité économique et financière, ainsi que des dispositions fiscales, juridiques et réglementaires.

Du même format

Fermer la fenêtre

Newsletter

Afin de recevoir chaque mois notre newsletter, veuillez renseigner les champs ci-dessous.

Êtes-vous client Caisse d'Epargne ?*



*champs obligatoires