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L’état du marché immobilier – avril 2015

24 avril 2015

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Considérés comme la variable d’ajustement par excellence, les prix de l’immobilier français continuent à se maintenir, dans un contexte économique pourtant morose. Une situation paradoxale et inédite qui concerne tant le neuf que l’ancien.

L’état du marché immobilier

Alors que le nombre de transactions reste assez médiocre par rapport à ce qu’il était avant la crise, le niveau de prix de l’immobilier ancien se montre finalement assez ferme. Au quatrième trimestre 2014, les variations oscillaient entre – 2 % et – 3 %, avec, à fin janvier 2015, un prix moyen de 7 900 € / m² pour Paris. Comment expliquer ce paradoxe ? Seuls les bons produits, correctement situés et de bonne qualité, c’est-à-dire suffisamment liquides, se sont vendus et ont alimenté le marché. A contrario, les logements qui présentaient une qualité inférieure, du fait de leur situation ou par leurs caractéristiques propres, n’ont pas pu faire l’objet de transactions et n’ont pas pesé sur la statistique qui retrace, au final, des évolutions négatives mais pas alarmantes. Les plus touchés sont les logements de grande taille ou dont le prix unitaire est très élevé, comme à Paris, où l’on constate une contraction du volume sur ce type de biens, encore plus forte depuis le début de l’année.

Dans le secteur du neuf, le paradoxe est encore plus net : alors que les volumes de ventes ont atteint leur plus bas niveau depuis cinq ans, les prix ont continué de progresser régulièrement dans la même période. Ainsi, après avoir fortement augmenté à partir de 2009, le prix de vente moyen au mètre a atteint 3 837 € à la fin du quatrième trimestre 2014, soit un niveau quasiment équivalent à fin 2013 (– 0,8 %). Ce niveau élevé des prix de l’immobilier neuf s’explique, notamment, par les prix du foncier qui atteint des sommets dans les centres-villes où la demande est plus forte. Les coûts de construction se trouvent, en outre, au plus haut par le fait de l’accumulation de normes techniques, de coûts de main-d’œuvre élevés, de matériaux plus techniques et plus chers, et de chantiers plus complexes et plus coûteux dans les centres urbains.

On est donc loin, que ce soit pour l’immobilier ancien que pour le neuf, des brusques ajustements de prix que la crise de 1991 avait fait subir au marché qui mit plusieurs années à s’en remettre…

Isabelle Friquet-Lepage
Responsable développement études
Crédit Foncier Immobilier

Rédaction achevée au 20/04/2015, sous réserve d'évolutions de l'actualité économique et financière, ainsi que des dispositions fiscales, juridiques et réglementaires

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