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L’état du marché immobilier –  Mars 2015

30 avril 2015

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2014 se profile comme la troisième année consécutive critique pour le logement. Le découragement qui accable le marché pourrait-il, enfin, s’atténuer en 2015, alors que les appels à l’action pour sauver le logement résonnent depuis plusieurs mois  ? Le nouveau Plan de relance du Gouvernement est porteur de beaucoup d’espoir, ses enjeux sont devenus majeurs mais ses objectifs semblent très ambitieux.

L’état du marché immobilier

Le contexte économique dans lequel s’est inscrit le logement en 2014 a renforcé sa situation de crise. L’année a été sombre, tant pour le neuf que pour l’ancien :

  • sur le marché de l’ancien, l’activité immobilière devrait être en ligne avec les volumes médiocres des deux années précédentes, avec environ 705 000 transactions, en légère baisse par rapport à 2013 (-2,5 %). Les évolutions de prix constatées sont variables selon les différents marchés, mais globalement, l’érosion devrait se poursuivre en 2015  ;
  • pour le marché du neuf, les indicateurs d’activité pourraient avoir atteint le paroxysme de la crise en 2014. La production de logements s’est ralentie et les ventes de logements neufs ont été au plus bas, en baisse de 15 % sur 12 mois. Cette crise de la demande est amplifiée par les niveaux atteints par les prix qui n’ont cessé de progresser. Ils ont été portés par un foncier, surtout en centre-ville, qui se renchérit, et un coût de la construction au plus haut.

Avec une croissance du PIB faible mais qui devrait progresser par rapport à 2014, la baisse du prix du pétrole et la dépréciation de la monnaie européenne, l’année 2015 présentera un environnement plus favorable qu’en 2014 :

  • les marchés immobiliers devraient continuer d’évoluer selon des rythmes très différenciés mais globalement à la hausse  ;
  • les volumes de transactions devraient ainsi repartir à la hausse, avec un niveau en progression de 5 %, à 740 000 ventes prévues dans l’ancien et un redémarrage des ventes de neuf en primo-accession de 18 % à 180 000 ventes.

La demande, toujours présente mais plus exigeante, continuera en revanche d’exercer une pression accrue sur les prix, et les délais de vente devraient s’allonger. Les décotes sur les prix proposés à l’offre pourraient ainsi s’accroître : dans les derniers mois de 2014, certaines décotes ont même pu atteindre 20 %, y compris pour de bons produits, bien situés en Île-de-France. Les biens recherchés, ou très liquides, devraient continuer de s’échanger mais avec des ajustements de valeur, dont la fourchette devrait s’élargir.


Isabelle Friquet-Lepage, Responsable développement études au Crédit Foncier Immobilier

Rédaction achevée au 19/03/2015, sous réserve d'évolutions de l'actualité économique et financière, ainsi que des dispositions fiscales, juridiques et réglementaires.

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