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L’état du marché immobilier : octobre 2018

Le contexte international actuel est marqué par des tensions commerciales persistantes entre les Etats-Unis et ses principaux partenaires, qui constituent des facteurs de risques pour l’équilibre et la croissance économique mondiale, en phase de ralentissement cette année.
En zone euro, le pic de croissance semble passé et laisse place à une tendance toujours positive mais plus modérée. Alors que la FED a déjà mis fin à une période longue de taux d’intérêt réels négatifs, et qu’elle a programmé le processus de réduction de détention d’actifs progressif d’ici 2020, la Banque centrale européenne a déclaré vouloir maintenir ses taux d’intérêt « au moins jusqu’à l’été 2019 ». Mais, elle a aussi confirmé l’arrêt en fin d’année de son programme de rachats nets d’actifs, pour peu que la situation économique ne se détériore pas.

Les projections de croissance de l’économie française sont révisées à la baisse pour 2018 (1,6 % selon la Banque de France sur l’année) suite au ralentissement intervenu au premier semestre. C’est un mauvais signal pour l’emploi, dont le rythme des créations est moindre qu’en 2017, depuis le début de l’année. En moyenne, sur le deuxième trimestre 2018, le taux de chômage au sens du BIT est de 9,1 % de la population active en France, en perte d’un point par rapport au premier trimestre 2018. Les prix à la consommation ont progressé, essentiellement sous l’impulsion de l’énergie, alors que, hors énergie, l’inflation reste modérée. Tandis que le pouvoir d’achat des ménages ne connaît pas d’amélioration notable, et que leur moral baisse, la consommation ne progresse pas ou trop peu pour soutenir la croissance. Le marché rétrograde

Depuis le début de l’année, le marché résidentiel donne des signes de ralentissement. Si les conditions de taux de crédit à l’habitat restent favorables avec un taux moyen pour un prêt immobilier atteignant 1,43 % en juillet (source CSA/ Crédit Logement), les effets de la réduction des mesures de soutien au logement (PTZ recentré et plafonné sur le coût global d’opération, suppression de l’APL accession dans le neuf, restriction du dispositif de défiscalisation Pinel, ISF remplacé par l’IFI, hausse de la CSG sur les loyers) s’amplifient au fil des mois. Avec une progression continue depuis 2015, et forte dans les secteurs les plus recherchés, les prix des logements ont atteint des niveaux élevés et représentent un frein à l’achat pour une part croissante de ménages qui hésitent de plus en plus, ou ne peuvent plus, se lancer dans des projets d’acquisition de logement.

Pour plus d'informations sur la note de conjoncture économique, rendez-vous ici.

Synthèse réalisée à partir de la Note Conjoncture Logement Septembre 2018 - Crédit Foncier Immobilier - Département Etudes.

La revue du web – Octobre 2018

CAPITAL - 25/09/2018
On le surnomme “l’or rouge”. Le vin, véritable trésor français, est de nouveau à l’honneur en cette rentrée, avec le lancement des foires aux vins. Retrouvez ici une liste de 15 bouteilles sur lesquelles miser, dans un objectif d’investissement.

LES ECHOS - 08/10/2018
Les députés vont rentrer dans le long tunnel budgétaire de fin d'année. La Commission des finances de l'Assemblée a entamé mardi dernier l'examen du projet de loi de finances pour 2019, première étape qui doit mener à son adoption en décembre prochain. Retour dans cet article sur les principaux amendements qui seront examinés.

LA TRIBUNE - 05/10/2018
La transition vers le régime unique envisagé par le gouvernement pose au législateur un certain nombre de questions dont les réponses sont loin d'être évidentes. Retour sur cette réforme dans cet article.

L'EXPRESS - 21/09/2018
Entre 2008 et 2018, les prix ont bondi à Paris. Mais dans 3 villes sur 4 en province, le marché fait toujours grise mine. Retrouvez ici les chiffres.

L’œil sur les marchés financiers : octobre 2018

Les marchés financiers réagissent à deux types d'impulsion. Le premier type est économique et reflète la dynamique de la croissance, de l'inflation et la réaction des banques centrales. Le deuxième type est politique et, il est susceptible d'engendrer de l'incertitude sur l'environnement économique. Chaque instant traduit une combinaison des deux.

La situation politique en Italie crée de l'incertitude quant à la volonté du gouvernement de respecter les engagements européens de l'Italie, notamment sur le plan budgétaire. Une telle attitude provoque une défiance des investisseurs étrangers. Cela se constate sur les taux d'intérêt de long terme et par conséquent sur le secteur bancaire, gros porteur de la dette de l'Etat italien. A la veille de la présentation du budget à la commission européenne, aucun investisseur n'est franchement persuadé d'un revirement susceptible de les rassurer rapidement. L'incertitude politique, c'est aussi ce changement dans l'équilibre politique allemand après les élections du week-end en Bavière. Le CSU, majoritaire depuis les années 50, ne l'est plus depuis hier.

Ces risques politiques vont se prolonger jusqu'aux élections européennes de mai prochain. Les gouvernements italien, hongrois, polonais ou roumain ne veulent plus suivre les règles communes et l'on ne peut exclure que d'ici à mai prochain, des tendances centrifuges supplémentaires se manifestent. Pour les marchés cela se traduit déjà par un attentisme plus marqué mais cela se reflètera aussi par un intérêt moindre de la part des investisseurs étrangers surtout si la croissance de la zone Euro est moins vive et si le Brexit crée encore davantage de perturbations par un accord qui ne satisferait personne.

La dimension économique de l'impulsion est très perceptible aux USA. La Maison Blanche reproche à la Fed de remonter son taux d'intérêt de référence trop rapidement au risque de heurter la croissance économique. En fait, la Fed remonte son taux de référence parce que la politique budgétaire mise en place par D.Trump est trop expansionniste à ce stade du cycle économique. L'Amérique est au-delà du plein emploi avec un taux de chômage à 3.7 %1. Il faut donc réduire les pressions sur l'économie afin d'éviter une accélération de l'inflation qui serait dommageable et/ou une vive accélération du déséquilibre extérieur américain.

Cette détermination, Jay Powell l'a depuis qu'il est arrivé à la tête de la banque central l'hiver dernier. Cependant, les investisseurs pensaient qu'il aurait une attitude accommodante vis-à-vis des initiatives du locataire de la Maison Blanche. Powell a ainsi pris les investisseurs de revers en indiquant à plusieurs reprises que sa stratégie de remontée des taux ne serait pas remise en cause. Il affirme ainsi l'indépendance de la banque centrale et sa volonté de piloter l'économie au mieux même si cela se traduit par un ralentissement de la croissance.
Il inscrit son action dans celle, habituelle, de la banque centrale américaine pour maintenir la stabilité de l'inflation. En agissant de la sorte, il limite les anticipations d'inflation réduisant la prime inflationniste contenue dans les taux d'intérêt de long terme. C'est pour cela que je ne crois pas à une remontée forte et marquée des taux longs US. Ils s'ajustent un peu à la hausse afin de refléter la croissance de l'activité mais ils ne peuvent pas aller trop haut sous peine d'être en décalage avec la dynamique de croissance. En effet, si celle-ci est flamboyante à court terme en raison des fortes baisses d'impôts et des dépenses publiques supplémentaires, son allure de moyen terme est moins forte en raison des tarifs douaniers imposés par la Maison Blanche et la baisse de l'immigration.

L'ajustement de la politique monétaire US était souhaitable et la Fed est dans son contrat en adoptant une telle stratégie. Ce qui est nouveau, et cela s'observe aussi aux USA, c'est l'incertitude politique plus forte qui indique une dynamique globale moins coopérative. Ceci pourrait s’avérer préoccupant.

Texte issu du Flash Info Natixis Investment Managers, du 15/10/2018.

(1) Source Bureau of Labor Statistics - données au 12.10.2018.

Pour son bicentenaire, la Caisse d’Epargne explore le(s) futur(s) du patrimoine avec Usbek & Rica !

Vision Patrimoine x Usbek & Rica : un partenariat qui fait sens
Imaginer le(s) futur(s) du patrimoine, et partager cette vision prospective avec les clients et prospects de la Gestion Privée : telle est la feuille de route qui a guidé le partenariat construit avec Usbek & Rica, le magazine qui explore le futur. Un objectif à la fois d’image : construire celle d’une marque innovante, capable de questionner le futur et de se projeter avec confiance et réalisme. Et de proximité : renforcer celle qui préside déjà à la relation privilégiée de la Gestion Privée avec ses clients, en leur offrant des clés de lecture à la fois audacieuses et pertinentes pour leur gestion patrimoniale. Comment ? En créant, en partenariat avec Usbek & Rica, un numéro hors-série de la revue Vision Patrimoine dédié aux futurs du patrimoine. Basée sur un travail prospectif réalisé par Usbek & Rica, pour interroger les enjeux du patrimoine de demain auprès d’une douzaine d’experts (issus de la Caisse d’Epargne… ou pas) pendant près de 3 mois, cette revue a été imprimée en 90 000 exemplaires livrés aux Caisses début septembre, et sera accompagnée dès octobre d’un volet digital.

Explorer le magazine hors-série inédit en cliquant ici  !

Imaginer les futurs du patrimoine : la revue
A quoi ressemblera le patrimoine de demain, et d’après-demain ? Jérôme Ruskin, fondateur d’Usbek & Rica, et Pascal Brian, directeur du développement du pôle Banque de détail groupe BPCE, signent l’éditorial d’une revue étonnante et inédite, qui déroule sa vocation d’explorer les futurs du patrimoine à l’horizon 2040, à travers 3 grands axes :
- Innovations actuelles, ou comment la blockchain, le crowdfunding et le big data nous permettent d’imaginer dès aujourd’hui ce que sera - ou pourrait être - le patrimoine de demain ;
- Immobilier, entreprises, art et famille : hier, aujourd’hui et demain, ces grands thèmes inhérents à la gestion patrimoniale permettent d’explorer – et de questionner – les évolutions en cours et à venir en matière d’actifs patrimoniaux ;
- Et enfin, parce qu’il est impossible de parler de futur sans parler d’utopies (ou de dsytopies, mais c’est la vision optimiste de la Caisse d’Epargne qui nous guide ici), quelques scénari inscrits dans le territoire – à Bordeaux, en Bretagne ou en Guadeloupe – permettent de se projeter, très concrètement, dans ce que sera notre monde demain.
A ne pas manquer également : un grand entretien avec Didier Orens, directeur marchés Premium Caisse d’Epargne qui expose sa vision – forcément optimiste – du futur.

Le dispositif web : un plan de communication ambitieux
Disponible en ligne dans son intégralité ici dès le 4 octobre, la revue sera également accompagnée de contenus complémentaires à découvrir sur le webzine Vision Patrimoine entre octobre et décembre :
- Une ITW vidéo d’Alain Tourdjman, Directeur des études et Prospective du Groupe BPCE
- 7 infographies et 5 articles consacrés aux thèmes (famille, entreprise, propriété…) et scénarios prospectifs.

En savoir plus
Retrouvez dès à présent l'ensemble des articles et infographies dans la rubrique Patrimoine !

200 ans d’Histoire de France à travers les placements des épargnants

Qu’est-ce que l’observation des 200 dernières années nous apprend sur l’attitude des Français face à l’épargne ?
Laure de Llamby : Le premier enseignement de l’étude historique, c’est que le patrimoine est avant tout le reflet de son époque. Si l’on résume dans les grandes lignes cette évolution historico-économique française, voici ce qui se dégage : il y a 200 ans, la France était un pays encore majoritairement rural, et le patrimoine des Français traduisait leur attachement à la terre ; puis la révolution industrielle est venue, amenant avec elle une certaine euphorie boursière ; les deux guerres mondiales ont par la suite fait naître de nouvelles préoccupations de liquidités ; et enfin, dans les années 60, la bancarisation de la société française et le dynamisme des Trente Glorieuses a favorisé l’accessibilité de la population à l’épargne monétaire, devenue aujourd’hui une préoccupation du plus grand nombre, alors qu’elle ne concernait au début du XIXe siècle qu’une infime partie de la population française.

On voit bien ainsi, qu’à l’image de l’époque qu’ils traversent, les placements des Français reflètent la conjoncture économique nationale et internationale, tout comme l’attitude des épargnants face à l’avenir – inquiète ou au contraire pleine d’optimisme.

Quels types de placements sont privilégiés par les Français au cours du XIXe siècle ?

L. de L. : La première moitié du XIXe siècle est marquée par une nette préférence pour les actifs réels. Pour préciser, on observe trois types de placements chez les épargnants français à cette époque :

  • Les actifs immobiliers constituent le placement par excellence, représentant environ 3/5 du patrimoine global en France ;
  • Les placements en actifs financiers sont dominés par les créances hypothécaires et les rentes, témoignant du privilège donné par les épargnants à la sécurité ;
  • Les placements liquides ou semi-liquides commencent à se développer avec la création, en 1818, des Caisses d’Epargne.

La seconde partie du XIXe siècle, au contraire, est marquée par le déclin du placement immobilier, et par un intérêt grandissant pour les valeurs boursières.

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Comment cet engouement pour les valeurs mobilières se manifeste-t-il ?
L. de L. : La part croissante des placements monétaires au cours du XIXe siècle est l’une des conséquences de l’expansion du réseau bancaire français, marquée par la naissance des grandes banques de dépôt, et le développement du réseau des Caisses d’Epargne et de la Caisse nationale d’épargne, qui voit le jour en 1881.

Par la suite, tout au long du XXe siècle, deux facteurs cumulés mènent les actions françaises à revenu variable à prendre une part de plus en plus importante dans les portefeuilles des Français : d’une part, les avoirs en valeurs étrangères – grands gagnants du début du siècle –, ne résistent pas aux deux conflits mondiaux (les emprunts russes en sont l’exemple le plus connu) ; par ailleurs, les poussées inflationnistes favorisent quant à elles la désaffection pour les valeurs à revenu fixe.

Cette évolution durant l’entre-deux-guerres s’effectue parallèlement au profit des encaisses liquides, qui connaîtront un essor constant – notamment sous forme de dépôts en Caisses d’Epargne – jusqu’à représenter 10 % de la fortune des ménages à la Libération.

Comment les années d’après-guerre sont-elles vécues du point de vue du portefeuille des Français ?
L. de L. : On assiste tout d’abord à une transformation majeure dans la répartition du patrimoine au sein de la population française : la part de patrimoine détenue par les classes moyennes augmente significativement, à mesure que celle des 10 % les plus riches baisse, suite aux destructions d’actifs associées aux deux guerres mondiales. Cette tendance perdurera d’ailleurs durant l’après-guerre et les Trente Glorieuses1.

Deux courants simultanés caractérisent par ailleurs les préférences de placements des Français au cours de ces années d’après-guerre :

  • Les programmes de reconstruction favorisent un retour en grâce des avoirs immobiliers, qui retrouvent des niveaux comparables au début du XIXe siècle ;
  • Les encaisses liquides continuent de prendre une importance croissante dans le portefeuille des ménages.

 

Comment s’opère l’accroissement de la part des actifs financiers qui caractérise notre époque actuelle ?
L. de L. : Entre les années 60 et 80, la structure financière du patrimoine des Français ne connaît pas de bouleversements spectaculaires : les actifs immobiliers restent prépondérants (plus de 50 %).
Concernant les actifs financiers, après une montée en puissance des placements liquides et à court terme liée aux réformes Debré de 1965-1967, ceux-ci s’orientent à la baisse à partir des années 80, en raison d’une gestion plus active du patrimoine financier, de l’élargissement spectaculaire de l’offre des établissements financiers et du développement des préoccupations de long terme (retraite notamment).

Enfin, malgré d’importantes fluctuations liées à la variabilité des cours boursiers (notamment l’éclatement de la bulle Internet en 2000), la concentration du patrimoine des 10 % les plus riches tend à repartir à la hausse, passant de 15-20 % à environ 25 % entre le début des années 1980 et le début des années 20102.

Envie de continuer cette exploration des futurs du patrimoine ?
Pour un saut dans les 200 prochaines années, plongez-vous dans les futurs possibles du patrimoine !

(1) GARBINTI Bertrand, GOUPILLE-LEBRET Jonathan & PIKETTY Thomas (2016a), « Income inequality in France, 1900-2014: Evidence from distributional national accounts (DINA) », WIID, working paper et GARBINTI Bertrand, GOUPILLE-LEBRET Jonathan & PIKETTY Thomas (2016b), « Accounting for wealth inequality dynamics : Methods, estimates and simulations for France (1800-2014) », WIID, working paper.

(2) GARBINTI Bertrand, GOUPILLE-LEBRET Jonathan & PIKETTY Thomas (2016a), « Income inequality in France, 1900-2014: Evidence from distributional national accounts (DINA) », WIID, working paper et GARBINTI Bertrand, GOUPILLE-LEBRET Jonathan & PIKETTY Thomas (2016b), « Accounting for wealth inequality dynamics : Methods, estimates and simulations for France (1800-2014) », WIID, working paper.

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