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Investir dans les entreprises innovantes mais anticiper les risques

28 juillet 2017

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Si vous souhaitez diversifier votre patrimoine en investissant sur des entreprises innovantes, l’equity crowdfunding (ou investissement en capital participatif) est fait pour vous. Une aventure séduisante, dont il faut connaître les risques. Philippe Gaborieau, président fondateur de la plateforme d’equity crowdfunding Happy Capital et Nicolas Contat, responsable développement de l’offre Capital Investissement reviennent sur les avantages, mais aussi sur les pièges à éviter.

Comme pour donner un signal fort aux créateurs d’entreprises, le président de la République s’est engagé durant sa campagne à « favoriser l’orientation de l'épargne des Français vers l'investissement productif ». Parmi ses propositions, une refondation de la fiscalité du capital « réduite et simplifiée ». De quoi inciter les particuliers à s’intéresser aux nouveaux modes de financement des entreprises innovantes, via des plate-formes de crowdfunding (financement participatif) comme Happy Capital, avec laquelle la Caisse d’Epargne a signé un partenariat en 2016.

L’equity crowdfunding, une offre complémentaire

« Il est déjà possible aux clients patrimoniaux d’investir dans les fonds propres des PME et entreprises innovantes via par exemple les fonds FIP1 et FCPI2 », indique Nicolas Contat. Mais cet investissement est indirect puisque ce sont les investisseurs gérants des fonds qui vont effectuer et suivre les investissements au capital d’entreprises. « Les plateformes d’equity crowdfunding représentent une alternative qui permet à des clients patrimoniaux d’investir directement dans des projets entrepreneuriaux dans lesquels ils croient », précise Nicolas Contat. Pour les entrepreneurs, c’est également une opportunité de lever des fonds propres en communiquant via le web sur leur projet autour duquel ils créent ainsi une communauté affinitaire d’investisseurs.

Ne pas tout miser sur un seul projet

Pour recourir à ce type d’investissement, il est nécessaire de se renseigner avant de s’engager.
L’opération comporte des risques, inhérents aux entreprises innovantes : risque de perte en capital, risque de liquidité pour revendre ses actions, qui justifie les avantages fiscaux liés à ce type d’investissement sans garantie3. « C’est pourquoi il y a des règles fondamentales à respecter, rappelle Nicolas Contat. Comme de ne pas tout miser sur un seul projet ou de ne pas consacrer plus de 5 % de son patrimoine à ce type d’investissement » (voir encadré ci-dessous). Président-fondateur de Happy Capital, qui compte aujourd’hui plus de 7 000 clients actifs, Philippe Gaborieau insiste pour sa part sur la pertinence du projet : « Quand on veut se lancer dans le crowdfunding, il faut sélectionner un projet de qualité, ayant une vraie utilité, avec une équipe performante et un business plan crédible pour espérer une plus-value à la sortie. »

5 règles à respecter
1. Ne pas investir plus de 5 % de son épargne disponible sur les entreprises innovantes, en direct ou via des fonds de type FIP ou FCPI.
2. Choisir un secteur d’activité en expansion (santé, environnement, innovation, social…), en fonction de ses affinités, et des projets auxquels on croit.
3. Diversifier son investissement sur deux ou trois projets d’entreprises, en évitant celles dont le modèle économique n’est pas stabilisé.
4. S’informer sur la valorisation de l’entreprise pour évaluer ses résultats dans la durée.
5. Savoir que c’est un placement de long terme, sur 7 ou 8 ans et s’informer sur les hypothèses de sortie.

S’informer sur les entreprises

C’est tout l’intérêt de ce partenariat qui permet une sélection très efficace des projets et des solutions de financement adaptées. « Nous étudions en priorité les projets soumis par les chargés d’affaires de la Caisse d’Epargne en région et, quand ils sont acceptés, nous choisissons le mode de financement, avec la banque ou uniquement en crowdfunding, ajoute Philippe Gaborieau. C’est très collaboratif et très coopératif ! »
Les particuliers investisseurs peuvent ensuite trouver sur la plateforme toutes les informations nécessaires sur le projet, télécharger le document d’information réglementaire (structure de l’opération, activité de l’entreprise, liquidités…), et même aller à la rencontre de l’entreprise. Une autre façon d’investir dans l’économie réelle. Comme dit Philippe Gaborieau, « l’histoire est en train de s’écrire ! ».

Le crowdfunding en capital d’entreprises, c’est :
- 68,6 millions d’euros collectés en 2016 (+ 36 %)
- 112 investisseurs par projet
- 6 343 € de contribution moyenne par projet
- 411 341 € de collecte par projet
- 84 % de taux de succès des projets
(Source : Finance Participative France)

Rédaction achevée au 22/05/2017, sous réserve d'évolutions de l'actualité économique et financière, ainsi que des dispositions fiscales, juridiques et réglementaires.

(1) Fonds d’investissement de proximité.[↩]

(2) Fonds commun de placement dans l’innovation.[↩]

(3) Réduction d’impôt sur le revenu égale à 18 % des versements, retenus dans la limite de 9 000 € ou 18 000 € (personne seule ou couple) ; ou réduction d’ISF égale à 50 % des versements, dans la limite de 90 000 €, sous réserve de conserver ses titres au moins 5 ans. Dans le cadre d’un PEA, exonération de plus-values après 5 ans. [↩]

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