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Œuvres d’art : pourquoi investir ?

23 juin 2015

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Depuis plusieurs années, cet investissement “ plaisir” " a le vent en poupe. Acheter une œuvre d’art a de nombreux avantages, notamment fiscaux. Comment s’y prendre pour commencer une collection ? Voici quelques pistes et conseils pour les néophytes.

Désignées par l’Autorité des marchés financiers comme des placements atypiques, au même titre que les forêts, les diamants, le vin, le photovoltaïque, etc., l’art est devenu aujourd’hui un placement très convoité. Rentabilité, sécurité et plaisir ne sont plus des critères incompatibles.
Les avantages ? D’une part, un potentiel de rentabilité qui s’est accru grâce à une volatilité moindre que celle de la Bourse et à une demande qui a nettement augmenté. D’autre part, un marché juridiquement mieux encadré : les propositions d’offres, y compris à caractère promotionnel, doivent fournir une information claire, exacte et non trompeuse, et permettre de comprendre raisonnablement les risques afférents au placement. Les professionnels doivent fournir un certificat d’authenticité selon des règles établies par le décret Marcus du 3 mars 1981 et la loi Hamon du 17 mars 2014 a réglementé ces investissements pour éviter tout abus. Enfin, une fiscalité avantageuse : facilement transmissibles, les objets d’art sont exonérés d’ISF et lors d’une succession, au décès du détenteur, ceux-ci intègrent l’actif successoral au même titre que son patrimoine. Il est également possible de régler ses droits de succession (ou d’ISF) en livrant un objet d’art dont la valeur équivaut aux sommes dues1. Cette opération exceptionnelle (dation en paiement) permet au détenteur de payer son impôt avec une œuvre d’art de haute valeur artistique ou historique sans toucher à ses liquidités.

Ceci dit, comment se lancer dans l’acquisition d’œuvres en étant néophyte ? Galeristes, marchands d’art et commissaires-priseurs s’accordent à dire qu’il s’agit d’une démarche de long terme pour exercer son œil et qu’il faut acheter une œuvre que l’on aime. « La spéculation c’est un autre métier, explique Maître Guillaume le Floc’h, commissaire-priseur à Paris et St-Cloud. Celui qui vous dira avec certitude combien peut vous rapporter une œuvre est un charlatan. » Même écho chez la galeriste Vanessa Suchar, qui représente des artistes dans le monde entier : « Je dis toujours à mes clients de juger une œuvre avec les yeux et le cœur, je parle d’abord d’émotion. » La seule garantie pour établir une cote est la liste des institutions qui ont déjà exposé l’artiste ainsi que les catalogues et les livres qui le référencent. Votre premier réflexe ? Aller courir les musées, les galeries « pour se forger un œil et faire sa propre éducation ». Enfin, pour éviter les mauvaises surprises, mieux vaut privilégier « des pièces d’exception », poursuit Guillaume Le Floc’h, pour ainsi dire qui sortent du lot. Pas toujours évident lorsque celles-ci atteignent des prix également exceptionnels, chose courante dans l’art contemporain, à l’exception du street art qui est en train de devenir une valeur sûre. A contrario, le marché de la photographie d’art, plus abordable, offre de belles opportunités.

Les œuvres d’art et les collections sont soumises à l’imposition des plus-values

La taxe forfaitaire : elle s’applique si le vendeur ne possède pas les pièces justifiant le prix et la date d’acquisition de son œuvre. Il devra alors s’acquitter d’un forfait de 6.5 % du prix de vente.
Le régime réel : si le vendeur a en sa possession les documents attestant la valeur et la date d’achat, il peut opter pour l’imposition de la plus-value au taux de 19 %. A partir de la 2e année, l’investisseur bénéficie d’un abattement spécifique de 5 % chaque année (exonération d’impôt sur la plus-value après 22 ans de détention).
Les œuvres destinées à l’ornement d’un intérieur peuvent être considérées comme meublants, et peuvent alors être soumises au forfait de 5 % du patrimoine correspondant aux meubles meublants.

Rédaction achevée au 23/06/2015, sous réserve d'évolutions de l'actualité économique et financière, ainsi que des dispositions fiscales, juridiques et réglementaires.

  1. Selon les conditions prévues par la réglementation en vigueur. []

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