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Investir dans le vin : les conseils à adopter

22 août 2018

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47 Avis

Investir dans le vin requiert patience et observation. Marché cyclique et à long terme, ses taux de rendement sont difficiles à estimer. Tandis que certains crus affichent de jolies rentabilités, d’autres disposent de cotes trop stables pour espérer des plus-values intéressantes. Il est donc important de noter qu’il y a des risques associés à ce type d’investissement, notamment le risque de perte en capital et le risque de liquidité. Pour vous aider à vous y retrouver et piloter votre investissement, nous avons interrogé Angélique de Lencquesaing, co-fondatrice et directrice générale d’Idealwine, la plateforme en ligne de référence pour les ventes aux enchères de vins, qui nous livre ses 9 conseils clés.

1/ Les conditions de stockage
Un espace sûr et bien organisé, une température stable et fraîche et un taux d’humidité relatif (70-75 % d’hygrométrie) : pour bien valoriser son vin, il faut le protéger, et ce tant pour garantir sa conservation que pour des questions de sécurité et d’assurance.

2/ Le millésime
Bien étudier le millésime permet de privilégier la longue garde, c’est-à-dire au-delà de dix ans. Un vin d’investissement doit pouvoir se conserver plusieurs décennies. Sachant que vous ne pourrez espérer faire une plus-value sur la revente qu’au minimum après cinq années.

3/ La notation
Même si l’influence d’un critique comme Robert Parker, célèbre pour ses guides et ses dégustations de vin notés sur 100, est aujourd’hui minorée, un vin mal noté est un handicap. N’hésitez pas à consulter les guides spécialisés (Bettane & Desseauve, La Revue du vin de France…). Un consensus de bonnes notes attribuées par des dégustateurs professionnels est un gage de qualité du vin.

4/ Les tendances
Il faut s’informer régulièrement pour capter dès le début quels sont les domaines qui vont monter. Le prix des meursaults d’Arnaud Ente, par exemple, a brusquement flambé après qu’il a été consacré vigneron de l’année en 2013 par le guide Bettane & Desseauve. D’une cinquantaine d’euros la bouteille en 2012, sa cote a grimpé à plus de 300 € en 2018.

5/ L’équilibre des régions
Tenez une répartition équilibrée des régions. Un bon tiers pour Bordeaux, avec des vins qui font peu de volume comme Pomerol ou des millésimes recherchés comme 2005, 2009 ou 2010. Un autre tiers en vins de Bourgogne. Quant au reste, répartissez entre les Côtes-du-Rhône et la Champagne. Enfin, gardez un peu de place pour miser sur les tendances : vins nature, crus du Beaujolais et surtout du Languedoc pour la garde.

6/ Le sourcing
Les primeurs sont beaucoup moins intéressants qu’ils ne l’ont été. Deux ans après, on retrouve souvent les mêmes flacons au même prix dans les Foires aux vins de septembre. En revanche, les primeurs restent intéressants pour les vins rares comme Petrus (pomerol) ou, dans les grands millésimes, Mouton Rothschild (pauillac) ou encore Margaux (margaux). Ces premiers grands crus classés, recherchés dans le monde entier, constituent un placement sûr mais de long terme.

7/ La provenance
Les conditions de stockage et de transport des vins ont une incidence sur leur qualité. Pour s’en assurer, il faut acheter ses caisses auprès de marchands de confiance (domaines en direct, cavistes professionnels, experts des ventes) pouvant garantir la meilleure traçabilité des bouteilles. C’est aussi la meilleure manière d’éviter les risques de contrefaçon.

8/ Le volume
Il faut idéalement acheter son vin par deux caisses. Une pour la garde, l’autre pour effectuer régulièrement des tests, car le profil gustatif d’un cru évolue d’une année sur l’autre. Certains millésimes vieillissant mieux que d’autres, il s’agit de revendre le vin au moment optimal quand il atteint son apogée.

9/ La fiscalité
A l’occasion de ventes de caisses ou de bouteilles par une personne physique, les gains de cessions sont soumis au régime fiscal des biens meubles. En application de l’article 150 UA II-2° du CGI, les prix de cessions inférieures ou égales à 5 000 € sont exonérées d’imposition. Au-delà de ce seuil, la plus-value réalisée sera imposée au taux de 36,2 % (19 % au titre de l’impôt sur le revenu et 17,2 % au titre des prélèvements sociaux). On peut toutefois bénéficier d’un abattement de 5 % par année de détention au-delà de la deuxième année de détention.

Document à caractère promotionnel. Rédaction achevée au 19/06/2018, sous réserve d'évolutions de l'actualité économique et financière, ainsi que des dispositions fiscales, juridiques et réglementaires.

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