L’assurance vie, un placement à (re)découvrir

L’assurance vie en France est l’un des principaux outils d’investissement et de transmission de patrimoine. Ce produit d’épargne a bénéficié d’importants changements au cours des trois dernières décennies. Dès ses débuts, le potentiel d’un tel produit a été reconnu, poussant des générations de financiers à l’améliorer constamment.

L’assurance vie permet au souscripteur de constituer une épargne à long terme via des versements réguliers ou ponctuels, répartis sur différents supports d’investissement pour diversifier son patrimoine. Elle offre la liberté de désigner des bénéficiaires et de profiter d’un rendement progressif grâce à la capitalisation des gains, tout en conservant la possibilité de procéder à un rachat partiel ou total à tout moment.

Pourquoi souscrire une assurance vie ?  

L’assurance vie a de nombreux atouts :

  •  Une protection de votre capital* (dans les contrats en fonds euros) ou un potentiel de rendement supérieur (dans les contrats multisupports) : vous pouvez choisir un profil prudent ou plus dynamique selon vos projets.
  • Une répartition des placements qui s’adapte à vos horizons (court, moyen, long terme) et à votre appétence au risque.
  • Une fiscalité faorable, notamment si vous détenez le contrat depuis plusieurs années avant un rachat.
  • La possibilité de modifier la répartition entre les différents supports via un arbitrage, afin de mieux piloter la performance et le rendement.

Un outil et une gestion modulables

Grâce à une offre souple et adaptable, vous pouvez dessiner une assurance vie correspondant à vos besoins et à votre sensibilité au risque, et ainsi choisir parmi :

Les fonds en euros

  • Ce sont des supports qui offrent une protection de votre capital*.
  • Les fonds sont majoritairement composés d’obligations d’État et d’entreprises.
  • Les intérêts sont acquis définitivement chaque année grâce à un mécanisme appelé effet cliquet.
  • Ce support offre un rendement stable mais généralement plus faible que les unités de compte.
  • Il est présent dans les contrats monosupport (un seul type de placement) mais aussi dans les multisupports pour sécuriser une partie de l’épargne.​

Pour rappel, la créance des contrats d’assurance vie composés de supports en euros s’exprime en une somme d’argent qui est restituée et rémunérée. Cette rémunération étant composée d’un taux minimum annuel de revalorisation fixé en début de chaque année (Hors fiscalité et prélèvements sociaux) et des éventuelles participations aux bénéfices générés par l’assureur, ce dernier a alors intérêt à réaliser des placements “sans risque”.

Les unités de compte (UC)

  • Ces supports sont des investissements non garantis qui évoluent en fonction des marchés financiers.
  • Ils peuvent inclure : actions, obligations, produits structurés, fonds immobiliers (parts de SCPI, OPCI, SCI), trackers ETF, fonds de capital investissement (FCPR, FCPI, FIP), etc.
  • La valeur des unités de compte peut fluctuer à la hausse comme à la baisse, engendrant un risque de perte en capital.
  • Ces supports sont présents dans les contrats multisupports, permettant la diversification et une meilleure performance à long terme.
  • Le souscripteur peut choisir de répartir son épargne entre fonds en euros et unités de compte selon son profil et ses objectifs.​

Avec une palette de supports en unités de compte très large (natures, secteurs, gestionnaires), les contrats d’assurance vie multisupports permettent de bénéficier du potentiel de rendement des marchés financiers sur le long terme. Avec ces supports, l’assureur doit restituer le nombre de parts d’unités de compte que vous détenez et dont la valeur liquidative varie en effet en fonction des marchés (Pour les supports en unités de compte, l’assureur ne s’engage que sur le nombre d’unités de compte mais pas sur leur valeur.

Un contrat d’épargne à plusieurs facettes

L’assurance vie se classe par ses caractéristiques comme un produit à part :

  • Elle justifie son nom en procurant au souscripteur, par l’épargne qu’il constitue en versant des primes, une “assurance” de complément de ressources en cas de vie ;
  • C’est un produit d’épargne atypique, à la fois parce que son dénouement est aléatoire et parce qu’elle implique un transfert de fonds et de propriété vers l’assureur. C’est à ce titre que l’assurance vie déroge aux règles de succession appliquées aux autres produits d’épargne ;
  • C’est un produit de placement à part entière : en contrepartie du transfert de propriété, l’assuré dispose d’une créance sur l’assureur, celui-ci devant être en mesure de restituer à tout moment le capital accumulé sur le contrat. Allié à l’engagement de verser une part des résultats techniques et financiers ainsi qu’à l’effet cliquet des supports en euros, cet engagement fait bien de l’assurance vie un produit de placement.

Les types de contrats

En France, vous trouverez principalement deux types d’assurance vie :

  • Le contrat monosupport, souvent investi à 100 % en fonds euros, avec protection du capital.
  • Le contrat multisupport, combinant fonds euros et unités de compte (actions, obligations, autres supports), pour viser un rendement supérieur tout en acceptant une part de risque.

Chaque contrat doit respecter les dispositions du Code des assurances et du Code monétaire et financier, notamment en matière d’information des assurés, de frais et de valeur de rachat.

Rachat, versements et gestion du contrat

Le souscripteur peut décider à tout moment de procéder à un rachat total ou partiel du contrat : cela entraîne l’imposition des gains réalisés au prorata des sommes retirées.Les versements peuvent être libres ou programmés, et un montant minimum peut s’appliquer selon les conditions du contrat. Chaque année, la revalorisation du capital est intégrée à la valeur du contrat (dans les fonds euros) ou dépend de la performance des unités de compte.La gestion peut être libre (vous choisissez la répartition) ou pilotée selon un profil (prudent, équilibré, dynamique). Vous avez également la possibilité d’effectuer des arbitrages entre supports pour ajuster votre portefeuille.En cas de rachat, prenez en compte la fiscalité applicable ainsi que les frais éventuels.

Assurer un rendement et optimiser son patrimoine

Si le contrat est détenu depuis plus de 8 ans, les gains sont soumis à un régime fiscal avantageux (abattement et taux  d’imposition allégé) selon la date des versements.Les rendements passés ne préjugent pas des rendements futurs : notamment dans les contrats multisupports, la volatilité peut impacter les performances. Il est donc essentiel de choisir une répartition adaptée à vos objectifs, sans sacrifier la garantie du capital si celle-ci est l’un de vos critères.L’assurance vie reste un pilier de la gestion patrimoniale, complémentaire à d’autres livrets ou placements bancaires.

Pourquoi faire le point sur votre contrat d’assurance vie aujourd’hui ?

Les réformes législatives récentes ont renforcé la transparence des contrats d’assurance vie, notamment sur les frais, la gestion des supports et la protection de l’épargnant. Que ce soit pour un investissement, une constitution de patrimoine ou une transmission, revoir votre contrat peut permettre d’optimiser son rendement, d’ajuster la gestion (arbitrage, diversification des supports) et de vérifier la clause bénéficiaire pour assurer la bonne transmission de votre capital.

Notre conseil :
l’assurance vie est un outil à étudier de près pour optimiser la transmission de son patrimoine. L’assurance vie demeure un des produits d’épargne privilégiés pour transmettre un capital dans des conditions fiscales favorables. En cas de décès de l’assuré, le souscripteur peut désigner un ou plusieurs bénéficiaires selon la clause du contrat. En France, les versements effectués avant l’âge de 70 ans bénéficient d’un régime fiscal particulièrement favorable tel que résumé dans le tableau ci-dessous.

Primes (= sommes) versées sur le contrat d’assurance-vie souscrits à compter du 20/11/1991

Avant le 13/10/1998A compter du 13/10/1998
Primes versées avant le 70ème anniversaire de l’assuréExonération totaleCapitaux reçus : Abattement de 152 500 € par bénéficiaire[1] pour l’ensemble des contrats dont il aura accepté le bénéfice. Au-delà, prélèvement de 20 % jusqu’à 700 000 € puis de 31,25 %. (CGI, article 990 I)[1] Traitement spécifique de l’abattement en cas de démembrement de la clause bénéficiaire.
Primes versées après le 70ème anniversaire de l’assuréBarème des droits de mutation à titre gratuit, selon le lien de parenté entre l’assuré-défunt et le bénéficiaire après un abattement global à tous les bénéficiaires de 30 500 € (tous contrats confondus se répartissant entre les bénéficiaires au prorata de leurs droits respectifs) s’appliquant sur le montant des primes versées (ou sur la valeur des capitaux décès s’ils sont inférieurs au montant des primes versées).(CGI, article 757 B)Barème des droits de mutation à titre gratuit, selon le lien de parenté entre l’assuré-défunt et le bénéficiaire après un abattement global à tous les bénéficiaires de 30 500 € (tous contrats confondus se répartissant entre les bénéficiaires au prorata de leurs droits respectifs) s’appliquant sur le montant des primes versées (ou sur la valeur des capitaux décès s’ils sont inférieurs au montant des primes versées).(CGI, article 757 B)

*La protection des sommes investies s’entend minorée des frais de gestion sur encours du fonds en euros.

**Taux applicables après abattement ; des projets de réforme sont en discussion pour 2025-2026.

Rédaction achevée le 10/01/2026. 

Sous réserve de l’actualité juridique et fiscale en vigueur. 

Communication à caractère publicitaire et sans valeur contractuelle. 

Les investissements réalisés doivent être adaptés à la situation personnelle et patrimoniale du client, à ses besoins et objectifs, à ses connaissances et expérience en matière financière, à son appétence au risque, ainsi qu’à ses préférences en matière de durabilité.

Tout placement comporte un risque de perte en capital 

BPCE, société anonyme à directoire et conseil de surveillance au capital de 207 603 030 euros, siège social : 7, promenade Germaine Sablon 75013 PARIS – RCS Paris N° 493 455 042 – BPCE intermédiaire d’assurance inscrit à l’ORIAS sous le n° 08 045 100.