Investir dans le vin requiert patience et observation. Marché cyclique et à long terme, ses taux de rendement sont difficiles à estimer. Si certains crus affichent de jolies rentabilités, d’autres disposent de cotes trop stables pour espérer des plus-values intéressantes. Pour vous aider à vous y retrouver, nous avons interrogé Angélique de Lencquesaing, co-fondatrice d’iDealwine, la plate-forme en ligne de référence pour les ventes aux enchères de vins.
Un espace sûr et bien organisé, une température stable et fraîche et un taux d’humidité relatif (70-75 % d’hygrométrie) : pour bien valoriser son vin, il faut le protéger, et ce tant pour garantir sa conservation que pour des questions de sécurité et d’assurance.
Les conditions de stockage et de transport des vins ont une incidence sur leur qualité. Pour s’en assurer, il faut acheter ses caisses auprès de marchands de confiance (domaines en direct, cavistes professionnels, experts des ventes) pouvant garantir la meilleure traçabilité des bouteilles. C’est aussi la meilleure manière d’éviter les risques de contrefaçon.
Bien étudier le millésime permet de privilégier la longue garde, c’est-à-dire au minimum huit ans. Un vin d’investissement doit pouvoir se conserver plusieurs décennies. Sachant que vous ne pourrez espérer faire une plus-value sur la revente qu’après cinq années de détention au minimum.
Même si l’influence d’un critique comme Robert Parker, célèbre pour ses guides et ses dégustations de vins notés sur 100, est aujourd’hui minorée, un vin mal noté est un handicap. N’hésitez pas à consulter les guides spécialisés (Bettane & Desseauve, La Revue du vin de France…). Un consensus de bonnes notes attribuées par des dégustateurs professionnels est un gage de qualité du vin.
Il faut s’informer régulièrement pour capter dès le début quels sont les domaines qui vont monter. Le prix des meursaults d’Arnaud Ente, par exemple, a brusquement flambé après qu’il a été consacré vigneron de l’année en 2013 par le guide Bettane & Desseauve. D’une cinquantaine d’euros la bouteille en 2012, sa cote est désormais à plus de 300 €.
Il faut s’informer régulièrement pour identifier dès le début quels sont les domaines qui vont monter. Certains domaines à peine installés voient déjà leur production s’arracher et les prix flamber en raison d’un « CV » prometteur (un nouveau vigneron qui se serait formé chez les plus grands par exemple), d’un micro-domaine nature, de superbes notes de dégustation de la presse. C’est par exemple le cas du domaine Mayard (Châteauneuf-du-Pape), créé en 2021 et dont les vins ont été rapidement en rupture de stock, avec des prix qui ont doublé aux enchères en l’espace de deux ans. Le micro-domaine nature Les Horées (Bourgogne) a été créé en 2018 par Catharina Sadde qui a notamment travaillé aux domaines de la Romanée-Conti, Comte de Vogüé ou encore Marquis d’Angerville ; dès le premier millésime (2019), les prix des « simples » beaune se sont envolés à plusieurs centaines d’euros !
Tenez une répartition équilibrée des régions. Un bon tiers pour Bordeaux, avec des vins qui produisent peu de volume comme Pomerol ou des millésimes recherchés comme 2005, 2009, 2010, 2015 ou 2022. Un autre tiers en vins de Bourgogne. Quant au reste, répartissez pour l’essentiel entre la vallée du Rhône et la Champagne. Enfin, gardez un peu de place pour miser sur les tendances : vins nature, notamment du Jura mais aussi de Loire ou de Champagne, crus du Beaujolais, du Languedoc, de Corse pour la garde, sans oublier l’Italie (Piémont).
Si l’achat en primeur de grands crus bordelais n’est pas toujours judicieux (car des hausses de prix importantes rendent certaines années moins attractives que des millésimes plus anciens déjà consommables), les primeurs restent très intéressants pour les vins rares et prisés comme château Lafite Rothschild (Pauillac), les Carmes Haut-Brion (Pessac-Léognan) ou Cheval Blanc (Saint-Emilion). Ces premiers grands crus classés, recherchés dans le monde entier, constituent un placement sûr mais de long terme. A noter, en 2023, puis en 2024, les prix des primeurs ont nettement baissé ce qui rend de nouveau l’opération intéressante, surtout dans la perspective d’un superbe millésime 2025 qui se profile pour la prochaine campagne primeurs.
Il faut idéalement acheter son vin par deux caisses. Une pour la garde, l’autre pour effectuer régulièrement des tests, car le profil gustatif d’un cru évolue d’une année sur l’autre. Certains millésimes vieillissant mieux que d’autres, il s’agit de revendre le vin au moment optimal quand il atteint son apogée.
Les ventes de caisses ou de bouteilles par une personne physique, dans le cadre de la gestion de son patrimoine privé, et les gains de cession sont soumis au régime fiscal des biens meubles. En application de l’article 150 UA II-2° du CGI, lorsque le prix de cession est inférieur ou égal à 5 000 €, les gains ne supportent aucune imposition. Au-delà de ce montant, la plus-value réalisée est imposée au taux forfaitaire de 19 % (article 200 B du CGI), auquel il convient d’ajouter les prélèvements sociaux au taux de 18,6 %, soit un total de 37,6 %. Un abattement de 5 % par an s’applique au-delà de la deuxième année de détention, permettant une exonération totale après 22 ans.
La déclaration et le paiement sont effectués spontanément par le contribuable au service des impôts de son domicile dans le délai d’un mois à compter de la cession.
Les ventes de caisses ou de bouteilles par une personne physique, dans le cadre de la gestion de son patrimoine privé, et les gains de cession sont soumis au régime fiscal des biens meubles. En application de l’article 150 UA II-2° du CGI, lorsque le prix de cession est inférieur ou égal à 5 000 €, les gains ne supportent aucune imposition. Au-delà de ce montant, la plus-value réalisée est imposée au taux forfaitaire de 19 % (article 200 B du CGI), auquel il convient d’ajouter les prélèvements sociaux au taux de 18,6 %, soit un total de 37,6 %. Un abattement de 5 % par an s’applique au-delà de la deuxième année de détention, permettant une exonération totale après 22 ans.
La déclaration et le paiement sont effectués spontanément par le contribuable au service des impôts de son domicile dans le délai d’un mois à compter de la cession.
Rédaction achevée le 18/06/2016 et mise à jour le 08/04/2026 sous réserve de l’actualité juridique et fiscale en vigueur.
Communication à caractère publicitaire et sans valeur contractuelle.
AVERTISSEMENT : iDealwine met à la disposition des amateurs les outils nécessaires pour effectuer leurs propres choix de placement. La société iDealwine et ses dirigeants ne proposent pas de formules d’investissement, ni en leur nom propre, ni au titre d’une quelconque entité commerciale.
BPCE, société anonyme à directoire et conseil de surveillance au capital de 242 487 090 euros, siège social : 7, promenade Germaine-Sablon 75013 PARIS – RCS Paris N° 493 455 042 – BPCE intermédiaire d’assurance inscrit à l’ORIAS sous le n° 08 045 100.
Crédit photo : Getty images.
Coût de la connexion Internet selon votre opérateur.
Les investissements réalisés doivent être adaptés à la situation personnelle et patrimoniale du client, à ses besoins et objectifs, à ses connaissances et expérience en matière financière, à son appétence au risque, ainsi qu’à ses préférences en matière de durabilité.