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Question 1: Que retenir de l’année 2025 sur les marchés financiers ?
Marc Riez répond: « Sur les marchés financiers, l’année 2025 a été marquée par l’attitude de Donald Trump en matière de politique commerciale. Il a d’abord surpris désagréablement les marchés en annonçant des droits de douane très élevés, le 7 avril. Il a ainsi provoqué une forte correction des marchés d’actions. Typiquement l’indice CAC 40, par exemple, est passé de 8200 à 6800 points en quelques jours. Nous avons d’ailleurs profité de ce creux pour pouvoir acheter à nouveau des actions européennes. Il a ensuite finalement annoncé qu’il négociait avec un certain nombre de pays. Pour le coup, les marchés d’actions sont repartis à la hausse pour finir sur une année 2025 qui a été très porteuse puisque les actions mondiales ont gagné près de 20 % au total sur l’année, avec en particulier des marchés émergents qui ont fait une très belle année 2025. »
Question 2: Quelles sont les tendances majeures de 2026 et les zones de vigilance pour les investisseurs ?
Marc Riez répond: « Pour 2026, les grandes tendances sur les marchés d’actions restent, en ce début d’année, plutôt positives. Pourquoi ? Parce que l’on s’aperçoit que l’économie mondiale est plutôt résiliente par rapport au sujet de droits de douane, de guerre commerciale, de tensions géopolitiques. À côté de cela, vous avez des entreprises dont la capacité bénéficiaire va croître assez notablement en 2026 encore. On parle de 15 % sur les actions américaines, de 10 % sur les actions européennes. Donc au total ça risque d’être, avec évidemment des hauts et des bas, au gré des déclarations tonitruantes de Donald Trump qui un jour s’attaque au Venezuela, le lendemain au Groenland, demain peut-être à l’Iran. Donc avec à chaque fois des marchés qui réagissent, qui prennent en compte ces tensions géopolitiques. Mais finalement, au travers de ça, une économie qui, elle, poursuit sa route et continue sa croissance. La menace que je vois au-delà de ces mouvements, c’est plutôt sur l’inflation américaine. Il faut vraiment surveiller ce point-là car toute la dynamique haussière des marchés actions depuis 3 ans est fondée sur la baisse de l’inflation et corrélativement la baisse des taux des banques centrales, en particulier ceux de la Réserve fédérale américaine. Et là, si l’inflation repartait aux États-Unis, on aurait ce risque que la Réserve fédérale américaine interrompe son processus de baisse des taux. Et c’est cela qui pourrait le plus pénaliser les marchés d’actions. »
Question 3: « Quels secteurs choisir dans sa stratégie d’investissement en 2026 ? »
Marc Riez répond: « Alors ce qui est paradoxal, c’est que justement dans ce monde où il y a beaucoup de menaces, certaines entreprises y voient des opportunités. On l’a très bien vu par exemple avec la crise du Covid. On s’est aperçu que l’Europe ne produisait aucun médicament alors qu’elle possède les plus grands pharmaceutiques au monde quasiment. Là, on voit qu’il y a un sujet d’autonomie stratégique : être capable de produire les médicaments dont on a besoin quand il y a des pandémies, etc. Autre sujet, on l’a vu avec la guerre en Ukraine, celui-ci. On s’aperçoit qu’on a de grosses lacunes en matière de défense. Donc là aussi c’est très bon pour l’industrie de la défense européenne qui va bénéficier dans les années qui viennent d’investissements massifs. De la même manière, on s’est aperçu à cette occasion que l’Europe importait à peu près les deux tiers de ses besoins énergétiques. Et là encore de gros investissements à faire sur le nucléaire, sur les industries renouvelables et d’autant plus sur les énergies renouvelables que le changement climatique est en train de nous rattraper et donc on voit bien que c’est sur ces énergies-là qu’il va falloir miser. Et puis enfin, une fois que l’on a cité ces différents secteurs traditionnels, je dirais, on a l’obligation en tant que gérant de se rendre compte que l’on est face à une 4e révolution industrielle : celle de l’intelligence artificielle. Et que, évidemment, on ne peut pas passer en termes d’investissement à côté de cette vague qui vraiment va bouleverser les industries traditionnelles. Et donc dans un premier temps, on a joué évidemment les fournisseurs de l’intelligence artificielle. Typiquement le grand vainqueur était Nvidia parce que ce sont eux qui produisent les puces les plus sophistiquées, donc ils ont été les premiers bénéficiaires. Mais aujourd’hui, une fois passée cette vague-là, il faut qu’on regarde beaucoup plus largement quelles entreprises vont être les grands vainqueurs de cette transformation et lesquelles au contraire vont se faire disrupter, perdre des clients, des parts de marché, du business. Et donc, c’est une revue générale des portefeuilles que nous menons et qui nous mène à choisir les entreprises qui, d’après nous, seront les grands vainqueurs de cette révolution industrielle. »
L'analyse éco en vidéo
Quel bilan peut-on faire de l’année 2025 sur les marchés financiers ? À quoi peut-on s’attendre en 2026 ? Sur quels secteurs miser dans les prochains mois ? Retour de l’inflation aux Etats-Unis, instabilité politique au Moyen-Orient, innovations autour de l’intelligence artificielle, politique de souveraineté européenne… Tous ces paramètres peuvent avoir des répercussions sur l’évolution des marchés. Dans cette vidéo retranscrite dans le texte ci-dessous, Marc Riez, Directeur général de Vega Investment Solutions, répond à toutes vos questions sur la Bourse.
Sur les marchés financiers, l’année 2025 a été marquée par l’attitude de Donald Trump en matière de politique commerciale. Il a d’abord surpris désagréablement les marchés en annonçant des droits de douane très élevés, le 7 avril. Il a ainsi provoqué une forte correction des marchés d’actions. Typiquement l’indice CAC 40, par exemple, est passé de 8200 à 6800 points en quelques jours. Nous avons d’ailleurs profité de ce creux pour pouvoir acheter à nouveau des actions européennes. Il a ensuite finalement annoncé qu’il négociait avec un certain nombre de pays. Pour le coup, les marchés d’actions sont repartis à la hausse pour finir sur une année 2025 qui a été très porteuse puisque les actions mondiales ont gagné près de 20 % au total sur l’année, avec en particulier des marchés émergents qui ont fait une très belle année 2025.
Pour 2026, les grandes tendances sur les marchés d’actions restent, en ce début d’année, plutôt positives. Pourquoi ? Parce que l’on s’aperçoit que l’économie mondiale est plutôt résiliente par rapport au sujet de droits de douane, de guerre commerciale, de tensions géopolitiques. À côté de cela, vous avez des entreprises dont la capacité bénéficiaire va croître assez notablement en 2026 encore. On parle de 15 % sur les actions américaines, de 10 % sur les actions européennes. Donc au total ça risque d’être, avec évidemment des hauts et des bas, au gré des déclarations tonitruantes de Donald Trump qui un jour s’attaque au Venezuela, le lendemain au Groenland, demain peut-être à l’Iran. Donc avec à chaque fois des marchés qui réagissent, qui prennent en compte ces tensions géopolitiques. Mais finalement, au travers de ça, une économie qui, elle, poursuit sa route et continue sa croissance. La menace que je vois au-delà de ces mouvements, c’est plutôt sur l’inflation américaine. Il faut vraiment surveiller ce point-là car toute la dynamique haussière des marchés actions depuis 3 ans est fondée sur la baisse de l’inflation et corrélativement la baisse des taux des banques centrales, en particulier ceux de la Réserve fédérale américaine. Et là, si l’inflation repartait aux États-Unis, on aurait ce risque que la Réserve fédérale américaine interrompe son processus de baisse des taux. Et c’est cela qui pourrait le plus pénaliser les marchés d’actions.
Alors ce qui est paradoxal, c’est que justement dans ce monde où il y a beaucoup de menaces, certaines entreprises y voient des opportunités. On l’a très bien vu par exemple avec la crise du Covid. On s’est aperçu que l’Europe ne produisait aucun médicament alors qu’elle possède les plus grands pharmaceutiques au monde quasiment. Là, on voit qu’il y a un sujet d’autonomie stratégique : être capable de produire les médicaments dont on a besoin quand il y a des pandémies, etc. Autre sujet, on l’a vu avec la guerre en Ukraine, celui-ci. On s’aperçoit qu’on a de grosses lacunes en matière de défense. Donc là aussi c’est très bon pour l’industrie de la défense européenne qui va bénéficier dans les années qui viennent d’investissements massifs. De la même manière, on s’est aperçu à cette occasion que l’Europe importait à peu près les deux tiers de ses besoins énergétiques. Et là encore de gros investissements à faire sur le nucléaire, sur les industries renouvelables et d’autant plus sur les énergies renouvelables que le changement climatique est en train de nous rattraper et donc on voit bien que c’est sur ces énergies-là qu’il va falloir miser. Et puis enfin, une fois que l’on a cité ces différents secteurs traditionnels, je dirais, on a l’obligation en tant que gérant de se rendre compte que l’on est face à une 4e révolution industrielle : celle de l’intelligence artificielle. Et que, évidemment, on ne peut pas passer en termes d’investissement à côté de cette vague qui vraiment va bouleverser les industries traditionnelles. Et donc dans un premier temps, on a joué évidemment les fournisseurs de l’intelligence artificielle. Typiquement le grand vainqueur était Nvidia parce que ce sont eux qui produisent les puces les plus sophistiquées, donc ils ont été les premiers bénéficiaires. Mais aujourd’hui, une fois passée cette vague-là, il faut qu’on regarde beaucoup plus largement quelles entreprises vont être les grands vainqueurs de cette transformation et lesquelles au contraire vont se faire disrupter, perdre des clients, des parts de marché, du business. Et donc, c’est une revue générale des portefeuilles que nous menons et qui nous mène à choisir les entreprises qui, d’après nous, seront les grands vainqueurs de cette révolution industrielle.
Production éditoriale : Ogilvy Paris
Interview : Alexandra De Fournas
Images/Montage : Jean Chiscano
Invité : Marc Riez
Date de tournage : 26/01/2026
Droits musique : A fourth between Tom Hirschmann
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