Vous êtes en couple depuis des années mais vous n’avez pas officialisé légalement votre union avec votre concubin(e). Le concubinage est caractérisé par une grande liberté, mais savez-vous que c’est aussi l’union la moins protectrice en cas de décès ? En l’absence de règles protectrices légales, c’est donc à vous d’anticiper et de prendre certaines précautions.
Le concubinage est une simple union de fait, sans lien juridique. Cela entraîne des conséquences importantes au décès de l’un de vous au niveau de la succession :
Astuce : l’utilisation de l’assurance vie peut également permettre de transmettre des capitaux à votre concubin en cas de décès.
La meilleure protection en cas de décès est finalement de changer de type d’union.
Le mariage offre le cadre le plus protecteur car l’époux survivant est héritier. Il bénéficie à ce titre de droits dans la succession du défunt, y compris en présence d’enfants. Autre avantage non négligeable : le conjoint est exonéré de taxation. Le mariage bénéficie d’autres atouts telle que la protection du logement familial jusqu’au décès du survivant.
Explorez les solutions à disposition pour préserver l’avenir de votre famille.
Vous souhaitez conserver la souplesse de votre union mais vous prémunir en cas de décès, voici quelques pistes de solution.
Le contrat d’assurance vie est très utile pour transmettre un capital au concubin désigné bénéficiaire en cas de décès. L’avantage est que ces sommes sont hors succession et échappent ainsi à la réserve héréditaire. Vous pourriez donc transmettre un capital plus important à votre concubin, à condition toutefois que les primes ne soient pas exagérées par rapport à votre patrimoine, au jour de leur versement. De plus, ce placement a une fiscalité propre et particulièrement avantageuse si vous alimentez le contrat avant vos 70 ans. Dans ce cas, le bénéficiaire ne sera taxé qu’au-delà de 152 500 €, à un taux de 20 % puis 31,25 % (contre 60 % sur ce qu’il reçoit en succession)2.
Toujours dans l’objectif de maintenir le train de vie du survivant, vous pouvez souscrire une assurance décès. En échange de faibles versements réguliers que vous payez, l’assureur s’engage à verser à votre concubin un capital déterminé (en rente ou en une fois). Les capitaux transmis ne supportent aucune imposition. Seule la dernière prime annuelle sera éventuellement taxée, sous le même régime que l’assurance vie.
Pour transmettre votre logement familial au survivant, pensez à l’acheter tous les deux en tontine. Grâce à cette clause, le concubin survivant est considéré comme seul propriétaire de la totalité du bien depuis l’origine. Ainsi, le bien n’entre pas dans la succession de celui qui décède en premier et la contrainte de la réserve héréditaire est écartée. Attention toutefois, la tontine peut être « annulée » seulement si les deux acheteurs sont d’accord. De plus, d’un point de vue fiscal la part qui revient au survivant au décès est taxée aux droits de succession. Il n’y a donc pas de gain fiscal, sauf en cas d’acquisition au travers d’une SCI.
Rédaction achevée au 13/10/2021 par Fidroit, sous réserve d’évolutions de l’actualité économique et financière, ainsi que des dispositions fiscales, juridiques et réglementaires.
Communication à caractère promotionnel.