Plusieurs types de donations peuvent être utilisés pour transmettre de l’argent à vos enfants. Comment s’y retrouver ?
A l’occasion d’un événement (naissance, anniversaire, Noël, diplôme, permis de conduire, mariage, etc.), vous pouvez remettre une somme d’argent à votre enfant pour qu’il investisse, qu’il épargne sur son livret ou son assurance vie. Si le montant est raisonnable par rapport à votre patrimoine et vos revenus, l’opération sera qualifiée de « présent d’usage », aucun droit de donation ne sera dû ni aucune formalité ne sera nécessaire.
A l’inverse, si la somme donnée dépasse le simple présent d’usage, une donation sera constatée. On dit alors que le donateur (celui qui donne) s’appauvrit immédiatement, sans contrepartie et irrévocablement, au profit du donataire (art. 894 du Code civil).
Tout dépend du type de donation.
L’élément déterminant est lié au traitement de ces donations dans le cadre de votre succession. En effet, les biens donnés sont réintégrés, fictivement, par le notaire, dans la succession du donateur afin de déterminer les droits de ses héritiers.
Pour une donation « simple », le bien est réintégré dans la succession non pas à sa valeur au jour de la donation mais à celle du jour de la succession. Ainsi, si vous avez donné 100 000 € à votre enfant pour acheter un logement qui a doublé de valeur au jour de votre décès, le don sera rapporté à votre succession à hauteur de 200 000 € et non 100 000 €.
Si vous avez donné également 100 000 € à un autre enfant dans le cadre de la même donation mais si celui-ci perd tout au casino, le don ne sera rapporté à votre succession que pour 100 000 €. Ce qui peut créer une inégalité entre vos enfants, bien indépendante de votre volonté.
Sans précision, la donation sera réputée être faite en « avance de part » ce qui signifie que chaque enfant verra sa part d’héritage réduite du montant de la donation qu’il a reçue (selon la valeur au jour du décès).
En optant pour une « donation-partage », si tous les enfants ont reçu un lot, vous « figez les valeurs ». Quelle que soit l’utilisation des capitaux par vos enfants, le notaire prendra en compte seulement le montant du don à la date de la donation. La répartition entre vos enfants s’effectuera alors de façon égalitaire.
Si vous réalisez une donation-partage sur des biens immobiliers (un bien par enfant) vous devrez faire attention car si un bien se revalorise plus que l’autre, il ne sera pas possible de rééquilibrer les lots.
Si vous avez réalisé des donations « simples » par le passé, vous pouvez les réintégrer dans une donation-partage pour revoir la situation et permettre à vos enfants de bénéficier du gel des valeurs à la date de la donation-partage. Cette réintégration donnera lieu au paiement d’un droit de partage de 2,5 % du montant total. Nous vous invitons à consulter votre notaire pour échanger avec lui sur le bien-fondé de cette solution.
Si vous avez des enfants et petits-enfants, vous pouvez consentir une donation-partage dite « transgénérationnelle » pour organiser votre transmission sur plusieurs générations. En revanche, vos enfants devront accepter que leurs propres enfants reçoivent, à leur place, tout ou partie de leurs droits dans votre succession. Lors de votre succession, les biens reçus par vos petits-enfants viendront réduire la part d’héritage de votre enfant comme si c’était lui qui avait reçu la donation.
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Fiscalement, votre enfant ne paiera des droits de donation que si le montant des fonds transmis par chaque parent dépasse 131 865 €.
En effet, il existe deux abattements cumulatifs2 :
Fiscalement, votre petit-enfant ne paiera des droits de donation que si le montant des fonds transmis par chaque grand-parent dépasse 63 730 €.
En effet, en plus de l’abattement sur les dons familiaux de sommes d’argent (ci-dessus) :
Rédaction achevée au 09/07/2024, sous réserve d’évolutions de l’actualité économique et financière, ainsi que des dispositions fiscales, juridiques et réglementaires.
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