Vous souhaitez anticiper la transmission de vos biens immobiliers à vos enfants. La Société Civile Immobilière (SCI) peut présenter de nombreux atouts pour atteindre cet objectif. Afin de préparer dans les meilleures conditions cette transmission familiale, suivez attentivement les étapes suivantes.
Après avoir lu nos deux précédents articles, vous avez décidé de gérer votre patrimoine immobilier au travers d’une SCI. Lors de la création de cette dernière, vous pouvez soit y apporter vos biens immobiliers existants, soit une somme d’argent qui servira à réaliser des investissements (cette somme pourrait être complétée d’un crédit). En contrepartie, vous serez associé de cette SCI (il faut au minimum 2 associés pour constituer une SCI).
Avant d’organiser la transmission à vos enfants, la rédaction des statuts de la SCI est primordiale. Les statuts organisent la vie de votre société, l’objet social, la gestion, les règles de pouvoir et de démembrement sont fixés grâce à une rédaction minutieuse des statuts.
Astuce : la SCI est composée de parts sociales, dont le nombre est fixé dans les statuts. Ce sont ces parts sociales qui feront l’objet d’une donation ou qui seront transmises par succession. Il est préférable de prévoir dans les statuts un nombre de parts sociales divisible égalitairement entre vos enfants (exemple : 100 ou 200 parts si vous avez 2 enfants, 300 parts si vous en avez 3). Vous donnerez ainsi le même nombre de parts à chacun d’eux et éviterez qu’ils ne se retrouvent en indivision sur une partie d’entre elles.
La transmission de parts sociales de SCI présente plusieurs avantages :
Focus sur la donation démembrée : cela consiste à donner la nue-propriété des parts de la SCI à vos enfants en vous réservant l’usufruit. Concrètement, vous transmettez votre patrimoine immobilier à ces derniers tout en conservant les revenus qui y sont attachés.
Par ailleurs, c’est une solution fiscalement avantageuse car d’une part, la valeur soumise aux droits de donation est basée uniquement sur la nue-propriété (plus faible que la valeur de la pleine propriété), et d’autre part, lorsque votre usufruit s’éteindra à votre décès, vos enfants deviendront pleins propriétaires sans imposition supplémentaire.
Grâce à une bonne rédaction des statuts, vous prenez toutes les décisions pour la SCI.
Vous maîtrisez le flux des revenus, soit en les distribuant, soit en les mettant en réserve (les bénéfices non distribués peuvent être mis en réserve, ce qui augmente les capitaux et les capacités de financement de la SCI). Dans l’hypothèse où les parts de la SCI sont démembrées, les revenus distribués reviennent à l’usufruitier et les réserves au nu-propriétaire.
A noter, même en l’absence de distribution le résultat net généré par la SCI sera imposable entre les mains de l’associé.
Focus : que se passe-t-il en présence d’enfants mineurs ?
Votre enfant mineur pourra accepter la donation de vos parts sociales, sans l’accord du juge. Il sera alors associé et sa présence dans la SCI ne présentera pas d’obstacles particuliers à son bon fonctionnement. Si les statuts prévoient l’intervention de tous les associés dans certaines prises de décisions, vous agirez et signerez en son nom.
Votre enfant mineur pourrait cependant voir sa responsabilité engagée en qualité d’associé. Prévoyez alors dans les statuts qu’il ne verra pas sa responsabilité engagée au-delà de ses apports. Lorsque la SCI a contracté un emprunt, il est possible de prévoir que seuls les parents rembourseront le prêt (il est aussi conseillé de souscrire une assurance-décès).
Points d’attention : La donation des parts de la SCI, démembrées ou non, implique différents coûts :
Pour conclure :
La SCI est une solution avantageuse pour transmettre votre patrimoine immobilier à vos enfants. Il convient toutefois de vérifier qu’elle est adaptée à votre situation et à vos objectifs. Votre conseiller se tient à votre disposition pour répondre à vos interrogations.
Communication à caractère promotionnel.
Rédaction achevée au 08/07/2024 par Fidroit, sous réserve d’évolutions de l’actualité économique et financière, ainsi que des dispositions fiscales, juridiques et réglementaires.