La donation au dernier vivant permet d’améliorer la protection du conjoint au jour du décès de l’un des époux en augmentant les droits allotis au conjoint survivant. Il s’agit d’un dispositif patrimonial qui adapte la transmission du patrimoine, notamment dans les familles recomposées ou lorsque le couple a des enfants issus d’une précédente union, et qui protège la famille face aux aléas de la succession.
Ce mécanisme, parfois appelé « donation entre époux », n’est possible qu’entre personnes mariées (et non dans les couples pacsés ou en concubinage).
L’acte doit être passé devant un notaire, puisque seul un acte notarié permet la validité de cette donation sur les biens à venir.
La donation ne prend effet qu’au décès du donateur : elle porte sur la propriété présente et à venir, et non sur un transfert immédiat de patrimoine.
Par la loi, sans donation au dernier vivant, dans une situation familiale simple (enfants issus uniquement du mariage), le conjoint survivant peut opter entre usufruit sur la totalité de l’actif successoral ou un quart en pleine propriété. En revanche, en présence d’enfants non communs, sans donation au dernier vivant, le conjoint ne peut obtenir qu’un quart en pleine propriété ; la donation au dernier vivant améliore donc significativement sa position.
Grâce à cette donation, le conjoint survivant dispose de plusieurs options lors du règlement de la succession :
Dans une stratégie patrimoniale globale, la donation au dernier vivant joue un rôle déterminant : elle permet de sécuriser la place du conjoint, de réduire les droits successoraux (le conjoint survivant est totalement exonéré des droits de succession).
Elle s’intègre avec d’autres dispositifs : démembrement de propriété (usufruit / nue-propriété), assurance vie, donations anticipées aux enfants.
Pour un couple marié avec enfants, notamment dans une famille recomposée, cette donation permet au conjoint de choisir l’option la plus adaptée à sa situation et à sa vie.
Rédaction achevée au 27/11/2025, sous réserve d’évolutions de l’actualité économique et financière, ainsi que des dispositions fiscales, juridiques et réglementaires.
Communication à caractère publicitaire et sans valeur contractuelle.