L'immobilier offre plusieurs leviers efficaces pour réduire votre revenu imposable. Depuis février 2026, un nouveau dispositif vient enrichir la palette : le dispositif Jeanbrun. Tour d'horizon des quatre solutions à connaître.
Depuis le 21 février 2026, les investisseurs qui achètent un logement neuf pour le louer bénéficient d’un nouveau dispositif fiscalement avantageux : le dispositif Jeanbrun. Il permet, à condition de respecter quelques règles, de déduire chaque année un amortissement de votre revenu foncier réduisant ainsi votre base imposable et donc votre impôt.
Comment ça marche ?
Vous achetez un logement neuf (ou en état futur d’achèvement) ou un logement ancien à réhabiliter, situé dans un immeuble collectif en France. Vous vous engagez à le louer nu (c’est-à-dire sans meuble) pendant 9 ans, à un locataire dont les revenus respectent certains plafonds, et à un loyer encadré selon le secteur choisi : intermédiaire, social ou très social.
En contrepartie, vous déduisez chaque année un amortissement calculé sur 80 % du prix d’achat. Les taux d’amortissement varient selon le type de bien et le secteur de location :
L’avantage est plafonné à 8 000 € d’amortissement par foyer fiscal et par an, majoré en cas de location en secteur social ou très social.
Exemple : vous achetez un appartement neuf 250 000 €, loué en secteur intermédiaire. Votre base d’amortissement est de 200 000 € (80 %). Dans le secteur intermédiaire, le taux d’amortissement est de 3,5 %, cela représente 7 000 € de déduction chaque année sur vos revenus fonciers (les loyers que vous percevez), soit une économie fiscale significative sur 9 ans.
Ce qu’il faut retenir :
Louer un bien meublé, c’est opter pour un régime fiscal pouvant être particulièrement avantageux. Vous pouvez louer ponctuellement votre résidence principale ou secondaire à des touristes, vous pouvez aussi louer un logement, qui n’est pas un bien que vous occupez, à des touristes ou à un locataire qui en fait sa résidence principale.
Dans tous les cas, le logement doit être meublé. Et s’il s’agit de la résidence principale du locataire, vous devez respecter une liste de mobilier imposée par la règlementation (literie avec couette, volets ou rideaux dans les chambres, plaques de cuisson, four ou four à micro-ondes, réfrigérateur, vaisselle en nombre suffisant pour que les occupants puissent prendre les repas, ustensiles de cuisine, table, sièges, étagères de rangement, etc.).
Vos loyers sont imposés dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC), ce qui ouvre droit à deux options.
Saviez-vous que vous n’êtes pas obligé d’acheter un bien en totalité ? La nue-propriété vous permet d’acquérir un logement avec une décote de 30 à 40 % par rapport à sa valeur réelle, en cédant temporairement l’usufruit (droit d’occupation et de percevoir les loyers) à un bailleur ou une collectivité, pour une durée généralement comprise entre 10 et 20 ans.
Vous achetez la nue-propriété d’un bien immobilier dont l’usufruit est détenu temporairement par une autre personne (l’usufruitier). Ce dernier est le plus souvent une société, un bailleur social ou encore une collectivité territoriale, qui achète l’usufruit pour une durée généralement comprise entre 10 et 20 ans selon les programmes commercialisés, pour le louer à loyer modéré.
Le prix d’achat de ce type d’opération est attractif puisque vous n’achetez que la nue-propriété, qui est décotée de 30 à 40 % par rapport à la valeur de la pleine propriété. Plus la durée de l’usufruit est longue, plus le coût de l’achat de la nue-propriété est bas.
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Ce type d’investissement sera adapté pour les contribuables assujettis à l’IFI, ou ceux qui cherchent à construire un patrimoine à horizon long terme, sans gestion locative ni fiscalité.
Quand vous louez un bien vide (vous ne fournissez pas les meubles au locataire) et que vos charges (travaux, intérêts d’emprunt, charges de copropriété…) dépassent vos loyers, vous créez un déficit foncier. Ce déficit est imputable sur votre revenu global, dans la limite de 10 700 € par an. La fraction excédentaire, ainsi que les intérêts d’emprunt, sont reportables sur les revenus fonciers des 10 années suivantes.
Le mécanisme est souple : pas de plafond de loyer, pas de contrainte géographique, pas de durée minimale d’engagement de location. Seule condition à respecter : si vous avez imputé un déficit sur votre revenu global, le bien doit rester loué nu pendant au moins 3 ans, sous peine de reprise des avantages fiscaux.
Cas d’usage typique : vous achetez un immeuble ancien à rénover et les travaux créent un déficit foncier qui vient alléger votre imposition globale pendant plusieurs années.
| Dispositif | Avantage principal | Pour qui ? |
|---|---|---|
| Jeanbrun | Déduction d’amortissements sur revenus fonciers | Investisseur dans le neuf, horizon 9 ans |
| LMNP (location meublée) au réel | Neutralisation de la base imposable des revenus locatifs grâce aux amortissements | Propriétaire de bien meublé |
| Nue-propriété | Décote à l’achat + zéro fiscalité pendant 10-20 ans | Contribuable soumis à l’IFI, investisseur long terme |
| Déficit foncier | Réduction du revenu imposable via la déduction des travaux | Propriétaire de biens à rénover |
Ces stratégies ne s’improvisent pas. Elles nécessitent une analyse personnalisée de votre situation patrimoniale, de vos revenus et de vos objectifs. Les avantages fiscaux sont finalement nombreux et variés, donc n’hésitez pas à nous solliciter si vous souhaitez plus d’informations et réaliser les simulations nécessaires.
Rédaction achevée le 23/06/2026.
Sous réserve de l’actualité juridique et fiscale en vigueur.
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Les investissements réalisés doivent être adaptés à la situation personnelle et patrimoniale du client, à ses besoins et objectifs, à ses connaissances et expérience en matière financière, à son appétence au risque, ainsi qu’à ses préférences en matière de durabilité.